Menu

#Focus – Marco Puccini

Interviews

#Focus – Marco Puccini

Categories

#Focus – Marco Puccini

Peux-tu nous résumer ta carrière, nous parler de ton parcours ?

Mon père étant peintre, j’ai rapidement étudié l’art tout en travaillant dans divers domaines, car en Italie il est relativement difficile de vivre de ma passion. J’ai été compositeur de musique électronique pour la télévision, production designer dans un théâtre pendant plusieurs années, ingénieur du son et de la vidéo, puis j’ai fini réalisateur de films. Aujourd’hui je suis illustrateur et graphiste mais davantage par passion que par profession.

Qu’est-ce qui t’a poussé à devenir illustrateur ?

J’apprécie dessiner ce qui m’arrive dans la vie quotidienne. En particulier sur ce que je ressens, ce qui se passe en moi. Généralement, mes dessins sont des représentations graphiques de mon état d’esprit du moment. Vous n’avez qu’à jeter un œil rapide à mes dessins…je ne suis pas très mystérieux. Il ne faut pas être devin pour s’en apercevoir.

6

Qu’est-ce que tu apprécies/déteste dans ton travail ?

Ce que j’aime par-dessus tout, c’est jouer dans les champs sans frontières de la créativité (vidéo, illustration, musique…). Par contre, je dois vous faire une confidence, je ne supporte pas les clients indécis qui ne savent jamais sur quel pied danser.

Peux-tu nous décrire ton procès créatif ?

Je commence toujours par une première esquisse à la main, ensuite je « vectorise » le dessin pour le rendre digitalement exploitable en ajoutant des effets et un Backdrop. Par contre, sur toile et papier, je procède bien souvent de manière traditionnelle

Selon toi, sur quoi porte ton travail ?

La question peut sembler facile mais ne l’est pas pour autant. Cela dépend de mon humeur. Parfois je vois mon travail comme une chance incroyable, et à l’inverse, lorsque je me sens mal, en difficulté dans mes réalisations, je le perçois comme une forme subtile d’esclavage. Au cours de l’histoire, à plusieurs reprises, les artistes n’étaient que les bouffons de la noblesse, des riches. Aujourd’hui, il m’arrive encore de le ressentir ainsi.

Travailles-tu en ce moment sur un nouveau projet ?

Je bosse sur plusieurs réalisations à la fois mais ces derniers temps je suis occupé à terminer un projet vidéo. Sinon, d’un point de vue purement artistique, excepté une exposition dans un petit village proche de Tokyo qui devrait ouvrir ses portes dans les jours à venir, je ne suis pas submergé par le travail. Pour ce qui est de ma liste de souhaits, une volonté se démarque des autres. Réaliser un film d’animation complet avec mes propres personnages, mais je n’ai pas encore su trouver le temps pour créer et entamer l’écriture d’un script. D’ailleurs, si jamais l’un d’entre vous en a un sous la main, je suis preneur !

7

Imagine-toi dans cinq, dix ans. Qu’aimerais-tu être parvenu à achever ?

J’aimerais avoir atteint une côte de popularité suffisante, être entouré, épaulé, afin qu’il y ait plus de participation, d’effervescence autour de mes projets personnels. Je perds bien trop d’énergie à travailler pour des marques ou des clients.

 

Selon toi, comment réagissent les gens lorsqu’ils découvrent tes œuvres ?

Je suis bien conscient d’être plus populaire dans le monde digital que dans le réel. Mon public est éparpillé sur le globe et cela ne rend pas les rencontres physiques aisées. Néanmoins, j’ai eu la chance de pouvoir croiser des gens qui me connaissaient et ce fut un plaisir sans nom, surtout pour moi à dire vrai. Une grande partie de mes abonnés connait mon travail, le produit fini, mais je n’entretiens pas beaucoup d’autres contacts avec eux. Cette interview est déjà un début !

1

0 Commentaires Leave a reply

    Leave a comment

    Your comment(click button to send)

    We Are MC
    Partager

    This is a unique website which will require a more modern browser to work!

    Please upgrade today!